samedi 23 février 2013

LA PAZ, PASSAGE OBLIGÉ, VIVEMENT DE L'ESPACE

Deux jours à La Paz, même si la ville a un certain charme, c'est assez pour nous demander si on en a assez d'être loin de son petit confort quotidien peinard et sans histoires. Ce sont justement ces petites histoires qui font tout le piquant de notre aventure. Alors, vivement la nature, la grande ville ne nous va pas bien. On a finalement pu retracer ma carte de débit que la BNC avait fait parvenir chez Andean Summit, des amis et collègues de travail de Claude et Lucie. Une chance que Jose, un des amis en question, nous a aidés parce que nous serions encore là.

Ainsi, nous avons pris 6 heures de minibus sans "grosgroscaca" pour nous rendre à Sajama, petit village de 300 personnes et chef lieu du parc national du même nom. Ici, pas de klaxons, pas de bruit, presque pas de véhicules moteur (en une journée, on a vu deux minibus, un petit camion et deux fois la même moto. Le volcan Sajama est la plus haute montagne de Bolivie avec ses 6580m ( à peu près).

On est tout près de la frontière du Chili que nous devrions traverser dans deux ou trois jours. On voit des sommets enneigés tout le tour de nous ou presque, des troupeaux de lamas, d'alpagas et quelques vigognes un peu partout. Ce matin, on s'est permis une randonnée de près de 18km pour aller faire une trempette dans des eaux thermales ; quel bonheur... Nos corps semblent bien supporter l'altitude ; on est à environ 4400m selon les gens du village et on n'a pas d'altimètre pour valider cette information. Demain, on devrait aller voir les geysers qui sont à environ 7 km boliviens ; leurs heures ont 80 minutes... Le matin, c'est plus chanceux pour la température.

Là, on est de retour à notre hostal et il pleut à boire debout ; on est revenus juste à temps pour faire provision de blogue... Car on ne sait pas quand ça sera possible de le publier. Il n'y a pas d'électricité actuellement, on en a manqué hier soir et il n'y a qu'un local avec ordinateur ( on ne sait pas encore se ça prend un "s").

Quand nous allons partir d'ici, ce sera pour le Chili, Arica, parce qu'en cette saison des pluies, il n'est pas conseillé de passer par le Salar de Uyuni qui est inondé pendant la saison des pluies. On va voir plus tard si on va remonter à San Pedro de Atacana ; probablement.

Alors, on verra bien. C'est vu, le propriétaire du local Internet est en vacances... Ce message à été rédigé les 20 et 22 février.

23 février

Une sacrament de journée. Partis à 6h de Sajama en minibus, on est laissés au bord de la route principale au lever du soleil pis y fait fret en maudit. Plutôt que de rester plantés au bord de la route à geler, on marche et on fait du pouce. Quatre km plus loin, un bon samaritain nous amène à ce que nous supposons être la frontière; mais ce n'est que la douane pour les camions. La frontière est à 15km, pas de bus, pas de taxi... Et on traîne toujours nos bagages ; on apprécie les roulettes. Une heure pour trouver un camionneur qui voudrait bien nous amener à la frontière. Une fois les formalités complétées, on est encore à pieds et à environ 100km du prochain village, Putre. On finit par trouver un arrangement avec un bus qui fait La Paz-Arica. Une heure plus tard, on se fait déposer à l'intersection de la route principale et de la route d'accès à Putre. Encore 4 km à pieds, Aucune information sur les horaires de bus... Alors on marche les quatre km et on arrive en même temps que deux minibus!!! Le paysage est toutefois intéressant; on est encore à 3800m. Maudit que la bière du Chili est bonne... Les roulettes de nos malles ont tenu le coup.

On s'est pris une chambre de luxe pour compenser un peu.

















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