On voulait couper la route en deux entre Cusco et Copacabana, alors on s'est fait conseiller Ayaviri puisque Puno ne nous intéressait pas vraiment ; trop gros!
Six heures de bus bien tassées, la route est belle et la distance est grande. Ayaviri est une petite ville de 20000 habitants, tous en plein carnaval. Faut dire qu'actuellement, c'est pratiquement impossible de manquer le carnaval... Il n'y a pas de tempête de neige pour les ralentir; il y en a partout. On a donc eu l'occasion de festoyer avec les Incas, de partager une bonne bière avec eux, de nous faire arroser de mousse savonneuse et de conféties. Il y a partout des concours de danse, comme à Rio...
Le lendemain matin, c'est le mini-bus pour Copacabana. On a eu le bonheur de partager notre calèche avec un petit Inca qui a fait dans sa couche peu de temps après le départ! Stie qu'y puait le ti maudit. Pire que de la marde!!! Fait intéressant, on était quatorze et personne n'a osé ouvrir la fenêtre jusqu'à ce que Chantal et moi, au bord de l'asphyxie et de la nausée le fassions. Inutile de dire que la route a été plus longue qu'à l'accoutumée. On a traversé Puno, en plein carnaval bien entendu. Des Chiliens que nous avions rencontrés au Machu Picchu ont passé une nuit blanche là, malgré eux, la fête n'arrête pas. Nous, rendus à Copacabana, on a pris un petit bateau pour aller à Isla Del Sol; une traversée d'un peu plus d'une heure à vitesse qui épargne le moteur parce que ça coûte cher la mécanique!!!
On arrive sur la plage, évidemment, et le village est près de 200m plus haut. On a donc loué une mule pour monter nos bagages ; original non. Ici, pas de moteurs, que des pieds et des sabots. Pas d'odeur de Diesel, que de crottin, pas de klaxons, que des braiments, pas de bruits de circulation, que les oiseaux et les chiens et pas de chats (trop de chiens, pas de place pour eux). Pas d'Internet, sauf sur les affiches. Ici, les habitants partagent leurs fardeaux avec leurs mules et quelques lamas. Il n'y a pas beaucoup de lamas, pas assez forts et résistants. C'est juste bon pour les touristes.
On a pris deux nuitées, question d'avoir une pleine journée pour faire la randonnée que Lucie nous avait conseillée. Quelle belle randonnée ; plus de six heures de marche à observer des paysages superbes, à rencontrer des gens accueillants dans un climat idéal pour marcher (entre 12 et 15 degrés, pas de vent ni de pluie).
On est maintenant de retour à Copacabana en Bolivie. L'île était également en Bolivie. On a peine à s'en rappeler tellement le passage a la douane a été simple et exempt de stress ; nos douaniers mériteraient bien un stage ici. Un pueblo d'environ 5000 habitants, tous au carnaval évidemment. On est montés au sommet du calvaire, frisant les 4000m ; une montée d'environ 35 minutes, question de maintenir la forme. On est presque mûrs pour les olympiques.
Petite journée relaxe avant de repartir demain pour Sorata à environ deux heures d'ici, où, semble-t-il y a de superbes randonnées a faire. On dit que c'est l'un des plus beau village des Andes Boliviennes.
On s'en reparlera.









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