samedi 29 décembre 2012

UN ÉVÉNEMENT INATTENDU

Salut, on n'avait pas prévu celle là. Notre tarentule nous a rendu visite. Voici donc son portrait...
Elle est sur un 2X6, plus grande que ma main... Tabarnac!


La pierre brune mesure environ 5 pouces, Stie! Demain, elle va me transporter au site de plongée...
On a donc fait un shooting de tarentule. On a une dizaine de photos sous divers angles. L'animal semble assez indifférent à l'attention qu'on lui porte. Paraît que si on lui touche, ses poils vont rester piqués dans nos doigts, comme un Opuntia (cactus qui pique). Regardez attentivement, elle semble n'avoir qu'un oeil.

PAS DE NOUVELLES, BONNES NOUVELLES...

Salut, on est le 29 décembre, le temps passe vite même s'il est étiré par la chaleur. On n'a pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours parce qu'il n'y en avait pas. Chaque jour est à peu près pareil : lever tôt, déjeuner copieux puis 30 minutes de marche jusqu'à notre agence de plongée et puis on fait 2 plongées. Parfois on y va en kayak et on fait de la plongée libre (snorkling), parfois on prend le bateau et on fait soit du snorkling, soit de la plongée avec les bouteilles. Chaque jour à peu près la même routine, une petite vie sans histoires quoi.

Jusqu'à maintenant, on a vu 3 tortues de mer, la première fut notre cadeau de Noël, plusieurs baracudas, une raie tachetée (Eagle Rey), des millions de petits poission dont on ne connaît pas les noms, pas d'aligators ni de requins baleines ; paraît qu'on peut en voir. En passant, notre boa ne s'est toujours pas montré le museau ; ça doit être une légende... Chantal a vu une tarentule sur sa débarbouillette au milieu de la nuit ; ce n'était pas un rêve.

Il nous reste encore 6 jours de balounes ; 2 plongées, 2 bières et 1 bouteille de vin... parfois ça joue sur l'équilibre. Probable qu'il n'y aura pas de nouveau blog avant que nous partions d'ici, à moins qu'un événement extraordinaire nous arrive.

On s'est fait plusieurs amis avec lesquels on a beaucoup de plaisir. Pour certains d'entre eux, ils sont en plein changement majeur dans leur vie ; ça donne parfois des conversations intéressantes sur le sens de la vie.

Bonne année à tous.

lundi 24 décembre 2012

ENCORE 11 JOURS DANS L'EAU

Nous avons sélectionné notre prochaine étape : Medellin (Antioche) en Colombie. Notre billet est réservé pour le 4 janvier à partir de La Ceiba, Honduras. Il n'est pas possible de partir d'Utila pour des vols internationaux.

On est le 24 décembre, joyeux Noël à tous. Que le Père Noël vous procure tout ce dont vous avez besoin. Nous allons peut-être fêter ça avec nos nouveaux amis plongeurs, c'est à voir au cours de la journée. Notre cadeau de Noël : 2 plongées chacun.

Au cours de la dernière semaine, Chantal a suivi son cours de plongée autonome qu'elle a réussi avec succès (un mince 96%) ; elle peut donc s'y adonner sans complexe. Elle est très bonne et surtout très détendue sous l'eau, ce qui fait qu'elle ne prend presque pas d'air. Avant, c'est moi qui pompait l'air à la regarder, maintenant, je peux regarder autour de moi.

Sur une île, tout arrive par bateau et
déchargé à la main
Le retour de la certification de Chantal
Ramiro, noter argentin maître de
plongée
Shell, la sympathique secrétaire plongeuse
britanique et la blonde de Ramiro l'argentin




Notre agence de plongée, c'est Deep Blue, probablement une des plus petites de l'île. Les gens y sont très sympathiques et très dévoués. On ne plonge pas avec des bouteilles à chaque jour mais on peut prendre un kayak de mer et aller faire du snorkling où on veut gratuitement. On en profite grandement parce que ce n'est pas possible de se mettre à l'eau n'importe où à cause des coraux fossilisés qui composent la plage à beaucoup d'endroits. Hier, nous avons visité trois nouveaux sites de plongée. On a vu un Baracuda d'au moins six pieds de long (ajustez la mesure à votre guise). Les clients viennent de partout dans le monde. Il y avait deux filles de l'Alaska et d'autre américains la semaine dernière. On pratique donc aussi l'anglais ; en fait, plus que l'espagnol actuellement. 
 
Actuellement, il y a André et Annie, deux québécois qui viennent suivre une formation pour devenir maîtres de plongée. Avec ce niveau, ils peuvent travailler un peu partout à-travers le monde. La clé du choix de destinations : le nombre de langues maîtrisées.
 
La photo montre un peu comment est constituée la grève à beaucoup d'endroits ; impossible de se mettre à l'eau et surtout d'en sortir sans se blesser.
 
En terminant, JOYEUX NOËL à tous et à chacun.

lundi 17 décembre 2012

UTILA, ÎLE DE PLONGEURS

Nous sommes à Utila depuis maintenant six jours et il reste encore quelques coins à découvrir. Utila est une petite île située à 30 kilomètres de la côte du Honduras. Sa longueur est de plus ou moins treize kilomètres et sa largeur de trois... un peu comparable à l'Île verte comme proportions. Il y a cependant une petite différence ; on est sous les tropiques et la température de l'eau avoisine les 87°F ou, pour les chinois, 30,5°C. On peut rester dans l'eau plus d'une heure sans avoir le moindre frisson. Une seule vraie rue, ailleurs, ce sont des ruelles, plus tranquiles qu'à San Pedro. Par contre, la rue principale est le lieu de toutes les compétitions : de tuktuk, de mobilettes, de motos, de quatre roues, de carts électriques, de vélos de montagne, de E-Z-GO (un quad avec 2 bancs en avant) et tassez-vous les piétons,, vous n'avez pas de priorité ici.

Chaque jour commence, après les pancakes le Chi-kong et le sudoku, par une marche accompagnée d'une plongée ; normalement, on marche près de 2 heures pour tout au plus une heure dans l'eau. L'après-midi est consacré à la visite du village, à l'épicerie, à des activités de détente et, depuis hier, à ces cours de plongée sous-marine pour Chantal qui devrait passer son niveau 1 de PADI mercredi midi. Aujourd'hui, elle a bien reçu 7 heures de cours dont la moitié dans l'eau ; elle est pas mal tranquile actuellement. Elle devrait en avoir pour la nuit à récupérer et demain, ça va probablement demander un peu plus parce qu'elle va faire 2 plongées au large en avant-midi avant de compléter sa formation théorique en après-midi. Pendant ce temps là, je fais de l'apnée (pas du sommeil), je marche et je regarde les plongeuses discrêtement.

Yes or not??? ici, pas de chaînes
américaines

La reine du foyer

Notre centre d'art...


Malgré l'affluence de plongeurs de partout dans le monde, l'île est un petit paradis pour routards. Pas de grosses organisations mais beaucoup de petites entreprises de services de plongée tenues par des locaux (originaux) ou néo-locaux... mais bien intégrés. L'architecture est donc très modeste, il y a des poubelles partout parce qu'on est sur une île et qu'on plonge tout autour. La pêche sportive et commerciale est interdite tout le tour de l'île afin de laisser quelque chose à voir pour les plongeurs. Les gens savent que la plongée est la principale source de revenus de l'île et le principal employeur également.

La température est idéale, entre 25 et 29°C, les nuits sont un peu plus fraîches (20-23°) ce qui fait qu'on dort bien. Les gens sont aimables, il n'y a pas de sollicitation mais il y a un petit hic, tout le monde parle anglais... pour nous qui venons de passer trois semaines d'immersion espagnole, on ne pratique pas beaucoup. On s'est fait amis avec un jeune argentin qui ne maîtrise pas encore l'anglais ; on se tient donc près de lui tant qu'on peut. Il nous a adoptés ce Roméro...


 



Puis notre appartement... imaginez vous en pleine forêt tropicale avec les scorpions, les boas, les tarentules, les moustiques et la chaleur. Pas de fenêtres, que des mousticaires, même un qui entoure le lit pour que nous ne soyons pas dérangés la nuit. On a vu notre premier scorpion dès le premier jour, pas encore le boa qui, paraît-il, aime bien venir se rafraîchir sur les tuiles de la salle de bain. La seule tarentule que nous avons vue à ce jour avait été écrasée par un véhicule sur la rue. Pas de rideau de douche, c'est toute la salle qui reçoit l'eau, même qu'il y a des plantes au sol et nous les arrosons chaque fois que nous prenons notre douche. La cuisine est fonctionnelle, pas de télé mais on est wi-fi... on ne recule pas devant le progrès mais on n'en retient que ce qui semble intéressant.

On va passer Noël ici. On ne sait pas encore comment on va quitter l'île : bateau direction Colombie ou Honduras, avion, autobus... tout est à étudier.


jeudi 13 décembre 2012

SI C'EST PLUS QUE 3$, APPORTE TON LUNCH...

Nous avons quitté San Pedro samedi matin pour Antigua ; quatre heures et demi de tortillard... pour y aller, c'était environ 3h. Antigua est, semble-t-il, la plus belle ville d'Amérique Centrale. On aura plus de facilité à contourner les autres. Ici, comme ailleurs, les poubelles sont rares et les vidanges sont à peu-près partout. Ça ne sent pas mauvais, avec la quantité de chiens errants, il ne rete rien de putrescible... mais il n'y en a pas assez pour que les chiens fassent leurs besoins partout. Les gens sont a imables et l'architecture coloniale de la période de la conquête espagnole est présente partout.

En fait, ce qu'on voit de la rue ne laisse pas imaginer ce qu'il y a derrière ces portes solides comme des entrées de forteresse... à croire qu'il y a des choses à cacher là-dedans. Toujours est-il que nous avons pu pénétrer dans ces enceintes bien gardées. Ça paraît qu'ils ont mis du temps pour arriver à des résultats fort intéressants. Beaucoup de céramique, de béton et un peu de boiseries généralement bien intégrées à l'ensemble. Les jardins sont aussi impressionnants ; ils ont toute l'année pour se pratiquer et pour entretenir leur pouce vert.

Le palais d'où les espagnols dirigeaint
l'Amérique Centrale
L'Église Merced où on a vu
un mariage


Les oiseaux du cimetière, pas loins du paradis

Dans les rues, des animations partout pour les enfants ; nous sommes le 8 décembre et il paraît que dans beaucoup de villes du Guatemala, c'est la fête la plus importante de l'année. Alors, les bombes éclatent à tout moment du jour et de la nuit... pour un peuple qui sort d'une longue guerre, ça nous paraît un peu ordinaire comme tradition. Et dire que c'est l'église catholique qui entretient ce rituel un peu barbare... elle a la même cohérence partout.

Nous sommes restés deux nuitées à Antigua, nous avons visité la Vieille cité, celle qui a été détruite à deux reprises par le volcan Agua qui domine la ville et qui fume toujours. Les gens ne semblent pas nerveux de le sentir de si près.

Après, nous avons pris un Shuttle pour Copan, la plus grande et la mieux conservée des cités Mayas de l'Amérique Centrale. Pour 20$ en transport quasi privé, on aurait pu croire qu'on en aurait pour maximum deux heures... mais non, on en a eu pour 7 heures et demi... on a le cul en feu!!!

Copan est très agréable à visiter. Nous y avons passé un peu plus de deux heures sans repasser sur nos pas. Les sculptures Mayas sont moins rafinées que celles que nous avons pu voir en Europe mais elles ont néanmoins demandé autant de travail. Ici, pas de marbre, que de la pierre volcanique, à la fois dure et poreuse ; avec ça, difficile d'avoir un fini lisse et lustré comme avec le marbre. Il y a des stèles de plus de 5 mètres de hauteur partout sur le site, des pyramides, des aires de jeux antiques (la pelote Maya) où on ne sait pas trop si on sacrifiait le vainqueur ou le perdant... Ça t'enlève l'envie de jouer!





Nous avons passé une nuit à Copan, une petite ville de 12 000 habitants, plus propre qu'Antigua, plus sympathique également. Puis, le lendemain matin, départ pour La Ceiba, Honduras. Pas de transport direct. On prend donc un billet de 7$ ; on en a eu pour cinq heures et demi ; puis un billet de 6 $, seigneur on va bien passer le reste de la semaine... on en a eu pour un autre quatre heures. Là, on commence à avoir des plaies de siège.

La Ceiba est une espèce de non-ville de 300 000 habitants sans centre-ville ni poubelles... On n'a pas d'images intéressantes à montrer. On y est pour passer la nuit en attendant de prendre le bateau pour Utila le 12 au matin. On dort dans un petit hôtel transformé en forteresse ; ça prend une clé pour sortir...  Si t'a pas ta clé, t'es pris!!! comme ne prison.

Le traversier pour Utila est un catamaran comparable à celui de Rimouski, rapide et brasseux... on met environ une heure pour nous rendre à Utila. Un village de bord de mer, avec des ruelles étroites, des mobilettes, des motos, des tuktuk et, nouveauté, des quatre-roues... on se croirait à Ste-Apolline sur le bord de la mer. Les gens sont sympathiques, la plupart parlent anglais, ça va être difficile d'améliorer notre espagnol ici. L'eau est chaude, on a vu notre premier baracuda et une raie tachetée très impressionnante. Ça promet.

On s'en reparlera plus tard.

jeudi 6 décembre 2012

LA FIN DES CLASSES

Mercredi après-midi, nous sommes allés de nouveau à San Juan, question de nous délier les jambes après nos quatre heures matinales de classe assis sur notre steak. On est sur le point d'avoir des plaies de siège... Alors, nous avons parcouru des rues nouvelles pour nous et regardé de plus près plusieurs peintures murales colorées et révélatrices du mode de vie et des légendes locales. En voici quelques exemples.




Nous vous laissons décider de ce qui est légende ou mode de vie. Sur notre route, un autre bon exemple de sécurité au travail...


On a l'impression qu'il tente de casser la pierre sur laquelle il est debout... c'est comme l'histoire de la branche, vous la savez.

Vendredi le 7 décembre est notre dernier jour de classe. À cette occasion, nous avons droit à un diplome... sans bal de graduation. Notre dernier devoir a été de rédiger notre discours d'appréciation et d'adieu.

dimanche 2 décembre 2012

CUEILLETTE DE CAFÉ ET RANDONNÉE SUR LE VOLCAN

Je ne dirai plus jamais que le café est cher. Nous sommes allés avec Pedro qui possède une plantation à 4 km vertical de San Pedro, à peu-près au tiers de la hauteur du volcan. Départ à 8h, 1 heure de montée, 3 1/2 heures de cueillette et un retour vers la casa avec 50 lbs de café sur le dos à 1h30. Pas facile le métier de producteur de café, surtout quand on sait que seulement 15% de ce que l'on cueille va se rendre au marché. Tout cela pour Q65$ par jour... soit environ 8$. Ici la tite bière coûte Q12$. Alors, je pense que nous allons dorénavant être plus attentifs quand nous allons acheter le café en choisissant le «café équitable». Bienvenue dans le club...
Pedro, Felipe et Juan, nos guides
Chantal, Pedro et Juan à la cueillette
 Dimanche matin à 6h, nous étions 12 étudiants de l'école San Pedro à attendre le guide pour une randonnée vers le sommet du volcan San Pedro. Nous sommes à environ 1 600 m d'altitude à l'école et le sommet du volcan est à 3 020 m. J'avais oublié que 1 400 mètres, ça fait 4 300 pieds de hauteur. Dans notre tête, ce n'est pas beaucoup mais sur le terrain, on a hâte de voir le sommet. Nous avons donc mis presque 4 heures pour nous rendre au sommet : 20 minutes de moins pour Chantal qui était avec le peloton de tête ; moi, j'ai joué au Saint-Bernard avec un Coréen du Sud, le photographe professionnel, qui en a arraché à partir du départ. En fait, il a eu l'air d'agoniser sur tout le parcours ; il en mettait probablement un peu trop puisqu'il s'est rendu au sommet comme tout le monde. Rendus au sommet, la récompense était à la hauteur de l'effort. Paysage magnifique, cours de géographie et moment de détente et de contemplation bien mérité.

Pour le retour à la maison, inutile de dire que ma carrière de Saint-Bernard était terminée et que Chantal et moi sommes revenus ensemble et à note rythme.
L'éléphant qui dort : petit volcan éteint
Santiago de Atitlan
Prudence est en avant-plan
 Sur la photo du bas, c'est Prudence, la fille d'un employé du Cégep de Rivière-du-Loup. La photo a été prise au sommet du volcan. L'autre, au fond, c'est Ingrid, une Suédoise et, tant qu'à y être, le vert vient de Squamish, 50 km au nord de Vancouver. Ça donne une idée de nos compagnons d'école mais pas de classe puisque nous ne sommes qu'un ou deux avec une Maestro (a).

Après avoir bu un jus de fruits (smoothie) excellent, une bonne douche, un lunch en ville, nous avons complété notre après-midi en faisant nos devoirs d'école : composition et exercices.

Ce soir, Viviane, la fille des patrons, a 11 ans ; nous allons fêter ça.

Difficile de dire laquelle des deux activités, cueillette ou volcan, a été la plus équisante mais, chose certaine, on va certainement dormir comme des bébés la nuit prochaine.

samedi 1 décembre 2012

DÉJÀ 2 SEMAINES

Hier, ça faisait deux semaines que nous étions à San Pedro la Laguna. Ça passe tellement vite. On peut dire qu'on est maintenant bien préparés pour entreprendre la partie plus nomade et entièrement autonome de notre voyage. Notre espagnol n'est certainement pas parfait mais nous savons maintenant que nous pouvons comprendre ce qui se dit et dire à peu près tout ce que nous voulons. Ça va être plus facile dans toutes les situations ; à la banque, au restaurant, au terminus de bus, sur la rue pour demander notre direction, etc.

Ce n'est pas la meilleure phote de Chantal,
mais ça donne une idée du caféier.
La prochaine semaine en sera une de consolidation et, encore bien sur, d'apprentissage de la fameuse conjugaison des verbes. Pas plus simple que le français, l'espagnol. Deux formes de passé, deux formes de futur, l'imparfait, l'impératif pis le diable à quatre...


Demain, nous allons cueillir le café bénévolement avec le personnel de la coopérative FEDEPMA, une organisation qui tente de mettre en valeur le travail des artisans et des agriculteurs du territoire. On va certainement en arracher ; ici, pas de plaine, pas de plateau, pas de culture en terrasse, que de la montagne. C'est à croire que ça prend une échelle pour planter le maïs et les plans de café. Le caféier est une arbuste de plus ou moins 10 pi de haut et le fruit pousse sur toutes les branches, surtout celles du haut. On a vu des cueilleurs avec un escabeau, je ne sais pas encore si cet arbuste est assez flexible pour que nous puissions rester les pieds sur terre. On verra bien.

La cueillette sera de 8h à 12h. On pense que ça va être assez. Un cueilleur respectable ramasse environ 150 lbs de café par jour de 9h de travail.


Hier après-midi, nous avons assisté à un match de soccer (futbol) entre les profs de l'école et une autre équipe locale. Ils sont vraiment bons. J'ai manqué le premier but parce que je faisais mon devoir d'école... j'ai eu beau attendre la reprise, pas de chance. Le pointage final : 2 à 2 avec un arbitre qui avait vraiment un parti pris pour l'équipe adverse. Il a le droit d'avoir des amis.

Dimanche, ça va être une journée plus physique. Nous allons gravir le volccan San Pedro (en espagnol : subir el volcan). Son altitude est de 3020 mètres et nous partons de 1600 m. Pas de racourci, nous allons partir de l'école. Environ 3 heures à subir l'effet de la gravité pendant la montée et environ 1h30 pour redsescendre. On a hâte.

Le volcan San Pedro. San Pedro est à gauche et San Juan est en avant


















En terminant, une petite anecdote en image. On dirait qu'il y a une prime au bilinguisme...Si tu comprends l'espagnol, c'est plus économique.

mardi 27 novembre 2012

UN PEU DE TOURISME

Des ti-casses
Samedi dernier, comme prévu, nous sommes allés à Panajachel, le chef-lieu du lac Atitlan. Nous avons pris la «lancha», une longue chaloupe couverte pouvant recevoir environ 30 personnes ; nous devions être environb 40... c'est comme ça les transports en commun ici. C'est certainement le meilleur moyen d'apprécier la dimension du lac Atitlan (environ 18km par 8km) et, quand le vent souffle, ça peut brasser pas mal.

Rasta chica
Arrivés à Panajachel, nous avons rapidement pris la mesure de la trappe à touristes. Un mélange de boutiques de pécadilles, de bruit, de circulation, d'odeurs de diésel huileux (ça pompe l'huile pas mal) dans une espèce de congestion comprenant des piétons, des camions, des tuktuk, des vendeurs, des motos et des vélos. Une chance qu'on avait deux missions : trouver une zone Wi-Fi pour souhaiter bonne fête à maman (93 ans) et trouver un guichet qui acceptait notre carte de débit. Missions accomplies en 2 heures.
Nous avons repris la lancha et visité un autre village, San Marcos, peuplé de Mayas qui vivent leur vie de façon traditionnelle et de quelques gringos hyppies qui offrent des séjours Zen, de Yoga, de Raiki (sais pas comment ça s'écrit) de méditation transcendentale et de toutes sortes d'activités que je ne saurais vous décrire parce qu'elles ne font pas partie des sports extrêmes. Bref, la journée s'est terminée avec une forte envie d'annuler l'excursion à Chichicastenango. Ce que la représentante de l'agence Tzutuhill a gentiment refusé, heureusemment...


Chichicastenango est à environ 60 km de San Pedro, soit 2h30 de minibus flambant neuf... pour indiquer la qualité du réseau routier autour du lac. Nous avons toutefois bien aimé cette visite qui a duré 3h30. Le marché est très varié, très fréquenté, extrêmement coloré et on trouve de tout. Les Mayas sont très souriants, aimables, pas trop insistants, je dirais respectueux. Nous avons trouvé là des gens capables de compétionner avec nous pour l'ingéniosité, l'optimisme et la témérité ; à voir la photo de l'église avec l'échelle, on comprend que la CSST n'a pas de représentant local... surtout pas sur les barreaux du haut. On se demande encore où elle menait ; on dirait directement au paradis.

Le cimetière aussi vaut le détour ; il est plus coloré et mieux tenu que l'ensemble de la ville ; il paraît plus vivant comme disait Chantal. À l'entrée du cimetière, il y a la «Tienda del ultimo adios» ; inutile de traduire et surtout de dire que nous n'avons rien acheté là de crainte que cela soit vrai... Enfin, 2h30 de minibus au retour, ça paraît plus loin qu'à l'allée. Nous sommes très contents de notre visite.








J'imagine facilement que vous devez penser que j'ai perdu le contrôle sur mon Blog ; ben vous avez totalement raison, je ne comprends plus rien. Donc, les images en double sont vraiment en double, votre vision est excellente et les ti-casses d'en bas viennent de Panajachel alors que la maman avec son bébé est de Chichicastenango.

On a repris l'école lundi matin et c'est encore intense. Pas de temps à perdre simonac...

à la prochaine.




Encore des ti-casses

vendredi 23 novembre 2012

ENFIN UN CONGÉ

Ça fait six jours d'école en sept jours ; basta la escuela.

Nous venons de confirmer notre prochaine destination de longue durée ; au moins 2 semaines. Ce sera sur une île, au Honduras. Pour ceux qui veulent voir de quoi ça a l'air, vous pouvez aller voir ceci http://www.aboututila.com/AccomInfo/Eco-Cottage/index.htm ; c'est possible de remonter à la page d'accueil (home) et d'en savoir plus sur l'île, la population et les activités. Nous allons passer Noël là ; l'appartement offre un service Wi-Fi, nous allons pouvoir échanger des images et des impressions pendant notre séjour là-bas.

En attendant, il nous reste encore deux semaines d'école et une semaine de déplacement à visiter d'autres sections du guatemala et le nord du Honduras. Nous avons plusieurs possibilité d'itinéraire et celui qui nous apparaît la plus probable passe par Antigua, Guatemala city, puis vers le Honduras, le site historique Maya de Copan et déplacement vers Puerto Cortes ou La Cieba, deux villes à partir desquelles il est possible de traverser sur l'île qui est à 29 km de la terre.



Notre classe, pas loin de l'école buissonnière



Un propriétaire de chavaux qui
s'est levé à 4h pour récolter le
foin pour ses chevaux
 Demain et dimanche, c'est congé d'école mais pas de devoirs ; à l'école on ne fait pas tout ce qu'on veut. On avait oublié ce petit détail depuis longtemps. Alors, révision, composition et discussions au programme. Nous allons quand-même visiter Panajajel et probablement San Antonio demain et dimanche nous avons réservé notre place pour aller à Chichicastenango.

L'après-midi, nous avons quatre cinq heures pour manger, explorer, faire nos devoirs en prenant une bonne bière. À 5h15, on a le club de conversation et, trois soirs de la semaine, entre 6h et 7h30, nous avons une conférence, un film ou des cours de Salsa. Inutile de dire que Joce (c'est moi ça) n'est pas très chaud pour les cours de Salsa. ]Ca nous laisse un bon 2h1/2 pour marcher et découvrir le coin. À preuve, cette porte originale et cette magnifique Orchidée bleue.

Peut-être que nous allons parler de nos visites de la fin de semaine lors du prochain Blog.

Bonne fin de semaine à tous.

lundi 19 novembre 2012

ENFIN QUELQUES IMAGES

Si vous désirez voir quelques images, il y en a 6 sur mon site Flickr. Le lien est à droite du blog.

D'ici quelques jours, je vais probablement être en mesure d'intégrer le tout. Je ne comprends pas vite, mais je finis par comprendre...

dimanche 18 novembre 2012

DIMANCHE, C’EST CONGÉ


Nous avons profité de notre première journée de congé pour pratiquer une activité nouvelle… la marche. En fait, nous avons emprunté le sentier des Mayas pour gravir «El Naris del Indio» ou le nez du MAYA. C’est environ 700 mètres de dénivelé sur moins de 3 km de marche ; ça monte mais c’est bien aménagé. Le panorama est exceptionnel : on voit les villages, le lac, des oiseaux et on rencontre «des dames de montagne», ces artisanes des villages des alentours qui viennent vendre leur production au marché du dimanche, le plus important de la semaine. Elles sont toutes menues, elles descendent le sentier abrupt avec une charge en équilibre sur la tête et trouvent le moyen de nous sourire et de nous parler en passant. On se disait qu’on allait probablement rencontrer quelqu’un de moins agréable à un certain moment donné.

IL VA FALLOIR ATTENDRE POUR LES IMAGES, LE TEMPS QUE JE COMPRENNE COMMENT ÇA MARCHE... IL DEVAIT Y EN AVOIR UNE ICI

   
C’est arrivé! Une fois au sommet, nous avons rencontré deux types, d’abord très polis et semblant être là pour prendre soin du site et de ses visiteurs ; ils nous ont même raconté des histoires de leurs ancêtres, du temps ou la route, c’était le sentier des Mayas… et bla, bla, bla. C’est lorsqu’on a décidé de partir que le ton a changé. Il fallait payer l’équivalent de ce que nous avions payé à l’entrée du sentier pour pouvoir redescendre. Nous avons eu beau leur demander leurs papiers, leur autorisation de charger des frais, etc. rien n’a réussi à les dissuader de nous cotiser ; le ton est devenu très agressif, voir inquiétant ; alors, nous avons obtempéré en exigeant un reçu, ce qu’ils ont accepté (60 Quetzales en bonus = environ 8,50$). C’est au retour, à la guérite, que nous avons montré notre papier au gardien que nous avons été rassurés… nous avons bel et bien été arnaqués. La police serait au fait du stratagème et serait sur le point d’attraper les malfrats.

De notre côté, on doit apprendre à nous faire arnaquer périodiquement. À ce propos, mille excuses à Air Canada ; ils ont finalement remboursé totalement le prix du faux billet de retour. C’est ma faute, il y avait deux pages à la note de crédit et les taxes étaient sur la page 2 que je n’avais pas vue. Je ne peux donc leur en vouloir que pour le fait qu’il faut payer notre lunch même sur les vols internationaux. Paraît qu’il va bientôt y avoir des toilettes payantes… ils sont mieux de ne pas mettre de plantes vertes dans la cabine!!!

Cet après-midi, nous avons  découvert un petit côté moins exotique du paradis Maya ; nous sommes allés au méchoui à la piscine. On se serait crus au Texas !!! Le responsable du méchoui était un texan avec un accent slang impeccable, la clientèle était presqu’exclusivement anglophone, la musique itou et le son dans le plancher. Ils sont vraiment exotiques dans le paysage Maya…

Nous apprenons que les Tiendas (dépanneurs) ont des prix pour les touristes et d’autres pour les locaux. Nous avons également appris que c’est mieux que l’homme magasine parce que la femme touriste paye plus cher… peut-être plus facilement; du moins c’est ce qui est arrivé à Chantal.  Alors, nous avons rencontré notre dépanneur préféré et fait une petite mise au  point pour les trois prochaines semaines. Les prix devraient être fixes… du moins on verra bien. Il y a d’autres Tiendas partout en ville.

ET UNE AUTRE ICI...
Sympathiques Tuk Tuk, pour le moment, nous préférons marcher
 

Demain matin, retour à l’école ; culottes courtes, chemise blanche avec papillon et des bas dans les  sandales.

À bientôt.

vendredi 16 novembre 2012

On est finalement arrivés à San Pedro de la Laguna (Lac Atitlan, Guatemala) après 1 1/2 journée de voyage : 13 heures d'avion et de transferts et 4 heures de bus le lendemain.

C'est bien vrai que le lac Atitlan est probablement l'un des plus beaux au monde. Des montagnes, de la verdure, des volcans, des oiseaux, une population typique, des sourires accueillants et des gens sympathiques. Si on additionne une température de 24°, temps ensoleillé, tout semble être de la partie pour nous faire aimer la place.

La famille de Juan et de Éléna est contente de nous voir et tous transmettent leurs salutations à la famille de Rachel et David. Les enfants s'informent de TX et d'Élodie chaque fois qu'ils nous voient.

Aujourd'hui, journée d'acclimatation : visite de la ville et de quelques uns de ses labyrinthes, re-visite de l'école, randonnée à San Juan, un petit village à 35 minutes à pieds avec beaucoup d'artisans et quelques artistes. On apprend à résister à nos coups de coeur parce qu'on devrait traîner tout ce qu'on achète plusieurs mois... ça nous aide à ménager si on ne veut pas revenir dans 2 semaines. On s'est toutefois laissés tenter par un banc de toilette pour la maison !

Cette fois-ci, pas de photo, la connexion Internet n'est pas assez bonne et les photos non plus...

Première classe d'espagnol demain matin 8h.

À la prochaine

Chantal et Joce

mercredi 14 novembre 2012

ON NOUS VEUT À CONDITION DE NE PAS NOUS GARDER,

C'est parfois surprenant. Dans la file, il y a des gens qui partent pour un pays hispanique et qui parlent déjà espagnol... des petits vites (dixit Chantal).

Le plus surprenant, c'est qu'il faut un billet de sortie pour entrer au Guatemala. Alors Air Canada nous fait une fleur ; ils nous vendent des billets environ 4 fois plus chers que celui qu'on a payé pour l'entrée. Une chance que c'est entièrement remboursable ; je suppose qu'il vont nous mettre sur une ligne qui nous dit que «votre appel est important»... je soupçonne qu'ils sont aussi proches de leurs clients que Bell !!! Alors, c'est Louis-François, notre éternel agent et navette qui va se taper ce devoir... Merci.

Ça démarre avec une première surprise...

mardi 13 novembre 2012

DERNIERS PRÉPARATIFS

On est mardi le 13, 18 heures avant le départ. Les valises sont fermées, une dernière ponction de la part de Bell Mobilité (ça coûte 15$ par mois pour fermer temporairement un compte, donc pour ne pas l'utiliser...). On se demance de quoi on ne se sera pas souvenu avant de partir... on devra vivre avec nos oublis. On n'oubliera toutefois pas les nôtres, parents et amis.

Pour la première fois depuis qu'on a fait ce projet, on se sent fébriles. On v erra bien ce que ça va donner une fois dans l'action.

À bientôt pour de vraies nouvelles.

lundi 22 octobre 2012

ÇA DÉBOULE DU CALENDRIER ET DANS NOS TÊTES

Plus que trois semaines avant le départ. On commence à faire des listes de choses à faire avant de partir et on ne peut pas s'empêcher de fouiller dans les Guides du routard... ça en gruge du temps ça. Faut croire que ça nous énerve autant que ça nous excite.

Comment gérer les impôts (finalement, il  va probablement falloir payer des pénalités pour retard...)? Qu'est-ce qu'on a de trop dans nos bagages ? Est-ce qu'on garde ce dont on aura besoin ? On se rappelle qu'il y a toujours plein de choses inutiles dans nos valises ; mais lesquelles pour ce voyage là ? Est-ce qu'on a trop «d'en cas» et d'«on ne sait jamais» ? Est-ce qu'on en aura assez ? Finalement, on fera avec ce qu'on aura Saint-Simonaque !!! On sera probablement sur la même planète...

On se parle constamment espagnol dans nos têtes même si on ne comprend pas toujours ce qu'on se dit... On a hâte d'en apprendre un peu plus.

On veut aller passer un peu de temps avec nos mamans, voir notre famille et nos amis.

Comment s'assurer qu'il ne restera pas que des problèmes pour ceux qui vont surveiller nos affaires. Qui va s'occuper de ceci ou de cela ? Comment on va faire pour régler nos comptes ? Est-ce que nos vaccins sont à jour ?

Vivement le départ qu'on vérifie tout ça sur place !

dimanche 30 septembre 2012

Ça y est, les billets pour aller au Guatemala sont achetés... C'est maintenant plus qu'officiel, on commence à voyager dans nos têtes.

samedi 22 septembre 2012

Les préparatifs n'ont pas vraiment commencé ; le billet aller simple vers le Guatemala n'est pas encore acheté. Toutefois, nous savons à peu près ce qui va se passer pendant les trois premières semaines : immersion en famille hispanophone à San Pedro de Atitlan avec enseignement tous les matins. Nous allons donc avoir trois semaines pour décider de l'étape deux et des suivantes. Probablement la Colombie par les airs, puis les autres pays (Pérou, Bolivie, Chile, Argentine, Brésil, dans l'ordre ou dans le désordre) par les routes la plupart du temps. Beaucoup de kilomètres en vue...
On attend que les mares soient assez gelées
pour en avoir marre assez pour partir