vendredi 22 mars 2013

LE TEMPS

C'est étrange de constater à quel point le temps peut nous paraître à la fois court et long. Court parce que nous n'avons passé que quatre mois et demi en voyage mais long quand on essaie de se rappeler les bons moments êtes passages plus difficiles. Il y a tellement d'événements qui nous viennent à l'esprit qu'on dirait que ça fait quatre ans que nous sommes partis. On va certainement voyager dans cette montagne de souvenirs pendant encore plusieurs mois.

C'est peut-être cet état de saturation qui fait que nous décidons à un moment donné qu'il est temps de rentrer. Plus d'espace pour emmagasiner de nouvelles découvertes et moins d'énergie pour chercher le nouveau et l'exotique. Quand on n'a pas de date fixe de retour, il faut bien que les événements nous aident. Le dernier coup de pouce aura été, à ce jour, la banque : on a mis deux jours pour trouver un guichet compatible... On peut acheter tout avec une carte de débit ou de crédit mais on ne peut pas retirer de sous au guichet de certaines banques. Quand il n'y a qu'une seule banque où nous sommes, vous pouvez imaginer le portrait... Et il n'y a pas moyen de faire comprendre au directeur de la banque qu'il y a une anomalie dans le système... Il détient le monopole local et semble très satisfait de sa situation. Pourquoi faire plus??? On a dû aller dans une ville située à 40km pour trouver un guichet compatible. C'est comme aller au guichet de la caisse pop à Pohénégamook!

On est donc beachés comme des chaloupes de pêcheurs de morue en plein apres-midi, on savoure la douceur de la brise, les yeux fixés sur le large... quand ce n'est pas sur une des cannes à pêche qui sont plantées devant nous, et on rêvasse. On est en train de décompresser avant le dernier effort. Et tout un effort : 5 heures de bus, 35km de taxi à Buenos Aires, 3 ou 4 heures d'attente et de formalités et 22h30 de vols et de transit à Atlanta. Si tout va bien, on sera à Montréal lundi à 17h22 piles!!! Mais on est aguerris aux horaires flexibles...

Ici, il y a des amateurs de pêche. Hier, nous avons passé du temps avec un restaurateur pêcheur... Je lui ai monté deux mouches de chez nous. Il paraissait heureux. Pour aller à la pêche, il parcourt plus de 1800km, jusqu'en Patagonie où il faut remettre ses prises à l'eau... La passion de la pêche, ça existe ici aussi!

C!est peut-être le dernier blogue... A moins que les événements â venir ne me fassent mentir!!!







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