mercredi 27 février 2013

IQUIQUE, TOCOPILLA, LA TRAVERSÉE DU DÉSERT

Finalement, on aura aime Arica avec son gros Christ visible de partout, sa plage avec de l'eau baignable, son centre-ville pédestre, son rocher de 200 mètres et son caractère tranquille. On aura apprécié ces deux jours.

Comme d'habitude, on nous annonce trois heures de bus et on arrive après cinq heures et demi. On ne s'est toutefois pas ennuyés. Ici, les gens trippent sur les lacs, nous, c'est sur le désert.

On a donc ajouté environ 350km de désert à notre voyage. C'est certain qu'un maringouin ne peut pas survivre ici ; yessss!!!

Iquique est mieux que notre guide Routard le dit. L'architecture y est originale, la ville est propre, la plage est intéressante même si l'eau est froide... Courant de Humbolt oblige! C'est le contraire du Golf Stream : l'eau est froide... Brrrrrr.

Demain matin, on continue vers le sud,sur le bord du Pacifique. Environ 150 km en 3h30 qu'ils disent... Du désert au bord de la mer, ça fait drôle.

TOCOPILLA ; une espèce de Rivière-du- Loup avec ses 23 000 habitants. Peut-être qu'on va coller là un peu. Le pueblo n'est pas recensé dans notre guide, c'est bon signe.

À plus!


















lundi 25 février 2013

ARICA, ALTITUDE DIX MÈTRES

À Putre, c'est le carnaval, on pensait que c'était le carême... On a trouvé le moyen d'attendre deux heures pour voir le début du concours de danses traditionnelles, deux heures plus tard qu'annoncé, pour voir évoluer deux groupes sur onze avant d'aller prendre le bus pour Arica. Plusieurs images sur mon appareil photo mais aucune sur le IPod, désolé, ça sera pour plus tard...

La trajet entre Putre et Arica nous est apparu surréaliste. Deux heures et demi sur la route du désert... On est passés de 3800m à plus de 4500m pour ensuite redescendre au niveau de la mer ; tout cela dans un décors désertique impressionnant. Même pas un maringouin y trouverait de quoi se nourrir!!! À environ 40 km de la ville, une oasis alimentée par une petite rivière qui arrive de nulle part ; ça surprend après plus de deux heures d'ocre et de gris.

Arica, 190 000 habitants, est une ville portuaire avec plein de cargos dans son port et plein de bateaux de pêche ancrés en face. Le centre-ville est pédestre et d'une quiétude qui rivalise presque avec Sajama avec ses 300 habitants. On pense bien y passer une couple de jours. Ça nous surprend...

On se sent enfin riches! On a 475 Pesos chiliens pour 1$. Imaginez qu'on a déboursé 30 000$ pour notre chambre à Putre... On n'est pas cheap!!! À Arica, ça coûte 11 000$, faites le calcul. Demain, je fais un retrait de 200 000$, juste pour le feeling...
















samedi 23 février 2013

LA PAZ, PASSAGE OBLIGÉ, VIVEMENT DE L'ESPACE

Deux jours à La Paz, même si la ville a un certain charme, c'est assez pour nous demander si on en a assez d'être loin de son petit confort quotidien peinard et sans histoires. Ce sont justement ces petites histoires qui font tout le piquant de notre aventure. Alors, vivement la nature, la grande ville ne nous va pas bien. On a finalement pu retracer ma carte de débit que la BNC avait fait parvenir chez Andean Summit, des amis et collègues de travail de Claude et Lucie. Une chance que Jose, un des amis en question, nous a aidés parce que nous serions encore là.

Ainsi, nous avons pris 6 heures de minibus sans "grosgroscaca" pour nous rendre à Sajama, petit village de 300 personnes et chef lieu du parc national du même nom. Ici, pas de klaxons, pas de bruit, presque pas de véhicules moteur (en une journée, on a vu deux minibus, un petit camion et deux fois la même moto. Le volcan Sajama est la plus haute montagne de Bolivie avec ses 6580m ( à peu près).

On est tout près de la frontière du Chili que nous devrions traverser dans deux ou trois jours. On voit des sommets enneigés tout le tour de nous ou presque, des troupeaux de lamas, d'alpagas et quelques vigognes un peu partout. Ce matin, on s'est permis une randonnée de près de 18km pour aller faire une trempette dans des eaux thermales ; quel bonheur... Nos corps semblent bien supporter l'altitude ; on est à environ 4400m selon les gens du village et on n'a pas d'altimètre pour valider cette information. Demain, on devrait aller voir les geysers qui sont à environ 7 km boliviens ; leurs heures ont 80 minutes... Le matin, c'est plus chanceux pour la température.

Là, on est de retour à notre hostal et il pleut à boire debout ; on est revenus juste à temps pour faire provision de blogue... Car on ne sait pas quand ça sera possible de le publier. Il n'y a pas d'électricité actuellement, on en a manqué hier soir et il n'y a qu'un local avec ordinateur ( on ne sait pas encore se ça prend un "s").

Quand nous allons partir d'ici, ce sera pour le Chili, Arica, parce qu'en cette saison des pluies, il n'est pas conseillé de passer par le Salar de Uyuni qui est inondé pendant la saison des pluies. On va voir plus tard si on va remonter à San Pedro de Atacana ; probablement.

Alors, on verra bien. C'est vu, le propriétaire du local Internet est en vacances... Ce message à été rédigé les 20 et 22 février.

23 février

Une sacrament de journée. Partis à 6h de Sajama en minibus, on est laissés au bord de la route principale au lever du soleil pis y fait fret en maudit. Plutôt que de rester plantés au bord de la route à geler, on marche et on fait du pouce. Quatre km plus loin, un bon samaritain nous amène à ce que nous supposons être la frontière; mais ce n'est que la douane pour les camions. La frontière est à 15km, pas de bus, pas de taxi... Et on traîne toujours nos bagages ; on apprécie les roulettes. Une heure pour trouver un camionneur qui voudrait bien nous amener à la frontière. Une fois les formalités complétées, on est encore à pieds et à environ 100km du prochain village, Putre. On finit par trouver un arrangement avec un bus qui fait La Paz-Arica. Une heure plus tard, on se fait déposer à l'intersection de la route principale et de la route d'accès à Putre. Encore 4 km à pieds, Aucune information sur les horaires de bus... Alors on marche les quatre km et on arrive en même temps que deux minibus!!! Le paysage est toutefois intéressant; on est encore à 3800m. Maudit que la bière du Chili est bonne... Les roulettes de nos malles ont tenu le coup.

On s'est pris une chambre de luxe pour compenser un peu.

















samedi 16 février 2013

SORATA, MONTAGNES ET VALLÉES

On est à Sorata, province de La Paz, à 3h1/2 de la capitale, à 2700 mètres d'altitude à côté du mont Illampu qui fait 6338 mètres d'altitude. Il pleut, c'est la saison des pluies, on l'avait déjà dit... mais là c'est vrai!!! Y mouille en tab...

Paysage exceptionnel avec 2 villages en haut
 Hier matin, pendant une accalmie, on a décidé d'aller voir la grotte de San Pedro, à 11 km de notre hostal. Deux heures et demi de pur délice! Des montagnes superbes et des vallées profondes parsemées de petites fermes accrochées aux parois abruptes avec du maïs qui s'accroche comme il peut pour ne pas se ramasser dans le gouffre. Pas ou peu de terrasses, c'est trop à pic! On a donc visité la grotte, plus de 400 mètres sous terre avec un lac de 45 mètres de profondeur. Tellement clair qu'il était pratiquement impossible de dire où l'eau commençait...

Sorata dans la brume

Notre route est accrochée à droite
Au retour, c'est là qu'on y a goûté... Il a plu tout le long, parfois très fort. Le chemin, ce n'était pas un sentier, ´tait devenu une patinoire collante de glaise brune qui collait à nos bottes... dégueulasse!!! Dire qu'on a quand-*même adoré notre randonnée. Ils sont fous ces touristes!!!

On est donc à Sorata depuis deux jours et on va prolonger d'une couple de jours encore. Il pleut à boire debout ce matin, bon temps pour bloguer!

La partie sentier de notre randonnée

Pour traverser la passe du lac Titicaca, le bus sur un bac, nous en chaloupe...

Sympathique voisin d'en face

Sur notre route

mercredi 13 février 2013

DE TROIS-PISTOLES À QUÉBEC

C'est la longueur du lac Titicaca (gros gros caca) et il a 65 km de largeur ; on se croirait au bord de la mer.

On est encore à Copacabana ; par hasard, au déjeuner, une jeune française nous a demandé si on connaissait le sentier Yulampata ( ou quelque chose comme ça) on a donc décidé d'aller dans cette direction et de prolonger d'une journée ici.

En route vers le sentier, on a été attirés par une montagne... Près de trois heures plus tard, on était sur le sommet : 4334 m de hauteur, plus de 500 m au-dessus du lac. Y faisait fret un peu mais c'était pas mal beau. Nous n'étions jamais allés aussi haut. Nos vieux corps supportent très bien l'altitude.

Il y a plusieurs 6000m aux environs de Sorata, on ne sait pas ce que nos élans vont donner... C'est pour demain à moins que...











mardi 12 février 2013

DEPUIS CUSCO, AYAVIRI, ISLA DEL SOL, COPACABANA

On voulait couper la route en deux entre Cusco et Copacabana, alors on s'est fait conseiller Ayaviri puisque Puno ne nous intéressait pas vraiment ; trop gros!

Six heures de bus bien tassées, la route est belle et la distance est grande. Ayaviri est une petite ville de 20000 habitants, tous en plein carnaval. Faut dire qu'actuellement, c'est pratiquement impossible de manquer le carnaval... Il n'y a pas de tempête de neige pour les ralentir; il y en a partout. On a donc eu l'occasion de festoyer avec les Incas, de partager une bonne bière avec eux, de nous faire arroser de mousse savonneuse et de conféties. Il y a partout des concours de danse, comme à Rio...

Le lendemain matin, c'est le mini-bus pour Copacabana. On a eu le bonheur de partager notre calèche avec un petit Inca qui a fait dans sa couche peu de temps après le départ! Stie qu'y puait le ti maudit. Pire que de la marde!!! Fait intéressant, on était quatorze et personne n'a osé ouvrir la fenêtre jusqu'à ce que Chantal et moi, au bord de l'asphyxie et de la nausée le fassions. Inutile de dire que la route a été plus longue qu'à l'accoutumée. On a traversé Puno, en plein carnaval bien entendu. Des Chiliens que nous avions rencontrés au Machu Picchu ont passé une nuit blanche là, malgré eux, la fête n'arrête pas. Nous, rendus à Copacabana, on a pris un petit bateau pour aller à Isla Del Sol; une traversée d'un peu plus d'une heure à vitesse qui épargne le moteur parce que ça coûte cher la mécanique!!!

On arrive sur la plage, évidemment, et le village est près de 200m plus haut. On a donc loué une mule pour monter nos bagages ; original non. Ici, pas de moteurs, que des pieds et des sabots. Pas d'odeur de Diesel, que de crottin, pas de klaxons, que des braiments, pas de bruits de circulation, que les oiseaux et les chiens et pas de chats (trop de chiens, pas de place pour eux). Pas d'Internet, sauf sur les affiches. Ici, les habitants partagent leurs fardeaux avec leurs mules et quelques lamas. Il n'y a pas beaucoup de lamas, pas assez forts et résistants. C'est juste bon pour les touristes.

On a pris deux nuitées, question d'avoir une pleine journée pour faire la randonnée que Lucie nous avait conseillée. Quelle belle randonnée ; plus de six heures de marche à observer des paysages superbes, à rencontrer des gens accueillants dans un climat idéal pour marcher (entre 12 et 15 degrés, pas de vent ni de pluie).

On est maintenant de retour à Copacabana en Bolivie. L'île était également en Bolivie. On a peine à s'en rappeler tellement le passage a la douane a été simple et exempt de stress ; nos douaniers mériteraient bien un stage ici. Un pueblo d'environ 5000 habitants, tous au carnaval évidemment. On est montés au sommet du calvaire, frisant les 4000m ; une montée d'environ 35 minutes, question de maintenir la forme. On est presque mûrs pour les olympiques.

Petite journée relaxe avant de repartir demain pour Sorata à environ deux heures d'ici, où, semble-t-il y a de superbes randonnées a faire. On dit que c'est l'un des plus beau village des Andes Boliviennes.

On s'en reparlera.


















vendredi 8 février 2013

À propos de Cusco et des environs

Ça va faire cinq jours que nous sommes dans le coin. Cusco nous aura charmés tout autant que le Machu Pichu ; en passant, merci à Lucie et à David pour nous avoir si bien conseillés.

Petit ajout de Chantal...

Pour quelqu'un qui au départ ne voulait pas aller au Fameux Machu Pichu....parce qu'il est allergique aux voyages de groupe et aux trappes à touristes! Pas si mal! On a été plusieurs sur son cas, même la compagnie d'avion s'en est mêlée! Ainsi, en soupant ce soir avec des francais, une journée après le retour, Jocelyn leur recommandait d'y aller, que malgré tout ça vaut le voyage et que c'est pas cher. Assis tout au fond du mini-bus, du côté du conducteur et de la fenêtre, notre jeune homme pouvait grandement apprécier le paysage! Et moi, je fermais souvent les yeux car la route est très étroite et sinueuse. On suivait la rivière, elle est superbe mais j'avais pas envie de m'y retrouver! Si notre chauffeur manquait un seul virage...Ouf! Beaucoup d'émotions!

Bien, Cusco, la ville, renferme des trésors d'architecture et de culture Inca. Même si on a l'impression que ça peut ressembler aux Mayas, on constata qu'il s'agit d'une civilisation plus avancée. On doit admettre que les Jésuites et les Espagnols ont mis la main à la pâte pour forger cette identité. Par exemple, les différents chapeaux qui font partie des vêtements traditionnels, il y en a de toutes les formes et de plusieurs couleurs ; ben, c'est une idée des espagnols pour être mieux en mesure de distinguer les ethnies seulement en les voyant. Aujourd'hui, le déguisement est une fierté identitaire ou une coutume utile pour retrouver ses chums au party.

Toujours est-il que nous avons complété notre séjour ici par une journée de visite du territoire : Pisca, passage par Urubamba puis les salines de Maras qui ont été un peu décevantes.

Notre coup de cœur, le marché San Pedro, surtout la partie extérieure, plus à l'ouest où on peut s'acheter du cuy cuit ou cru (le cuy, c'est du cochon d'Inde) je n'y ai pas encore goûté, je m'en viens végétarien juste à voir les étals de viande au grand air. On peut également acheter des grenouilles vivantes, on est alors plus sûrs de la fraîcheur, des fœtus de Lama séchés pour nos cérémonies, des tripes un peu merdeuse avec des têtes de mouton, des pieds de bœuf ou de poules pour agrémenter notre soupe. Vous comprenez alors qu'on commande généralement des plats végétariens.

Demain matin, nouveau départ, on va essayer de rejoindre Copacabana en deux jours pour aller passer du temps sur l'île de Soleil. Notre arrêt sera Ayaviri, une petite ville ignorée des guides touristiques.