lundi 28 janvier 2013

VILCABAMBA , LÀ OÙ LA VIE DURE LE PLUS LONGTEMPS

28 janvier

Après deux nuitées à El Tambo, encore huit heures de bus pour parcourir environ 200km ; on a traversé Cuenca qui nous avait été recommandé, et on est arrivés a Vilcabamba à environ deux heures avec le cul entre les épaules! Une chance que le paysage est intéressant.

C'est dans les années '70 que National Geographic a publié un article soulignant le fait que les gens vivaient plus longtemps que partout ailleurs dans le monde... Plus de 120 ans! Depuis, plusieurs études ont mis en doute ou en lumière ce constat ; toujours est-il que plusieurs gringos sont venus s'installer ici en quête d'éternité... Paraît qu'ils finissent par mourir quand-même. Je vous suggère d'aller voir sur Wikipédia pour en savoir plus sur les recettes de la fontaine de Jouvence.

Maudit que c'est beau ici ; on prend deux nuitées et on verra demain si c'est assez. On a fait une courte randonnée d'environ une heure et demi, le temps de nous faire de nouveaux amis, Taïwanais cette fois-ci ; demain nous allons faire une randonnée d'au moins quatre heures avec eux et un couple d'américains. Donc, je vais compléter cet épisode a notre retour.

29 janvier

Quelle belle randonnée, on va prendre une journée de plus...

On a marché un peu plus de quatre heures avec nos nouveaux amis pour atteindre trois sommets reliés par des arêtes de moins de un mètre de largeur; du paysage de tous les côtés, c'était pas mal proche du bonheur... Mais Chantal n'a pas encore vu de plant de Coca. On va chercher dans une autre direction demain.













dimanche 27 janvier 2013

VIVE L'ALTIPLANO

L'ALTIPLANO est le plateau andain, là où la majeure partie de l'agriculture équatorienne est réalisée. Nous sommes actuellement à une altitude de 3000m, la température est très agréable (17-20 degrés C), idéale pour marcher, ce que nous avons fait ce matin jusqu'à 14h. On a pris un bus pour nous rendre à Ingapirca et visiter un site archéologique Canari puis Inca ; les Canaris ont précédé les Incas première nouvelle pour nous. Un site somme toute réduit mais intéressant grâce à notre guide. On en a également profité pour remplacer mon chapeau.

Après la visite du site, on a parcouru un sentier d'environ 1,5km pour observer un rocher ayant la forme du visage d'un Indien (pas besoin de Métyvier pour lui donner un sens).

On a donc effectué le retour à pieds, 9 km de pur jouissance du paysage. On s'est fait un nouvel ami, un chien ayant fière allure malgré un passé génétique passablement perturbé. C'est un Heinz, c'est marqué sur le bocal, 67 variétés. On a réussi à s'en débarrasser quand on s'est trouvé un restaurant avec une porte ( c'est très rare ici) ; quand on est ressortis, il n'était plus là... Probablement parti raccompagner d'autres touristes.

On est dimanche ; on peut entendre des prêcheurs de rue, des cantiques religieux à-travers la musique de singes des conducteurs à calotte... Ça nous change de la Turquie où on pouvait entendre les Imams chanter depuis leurs minarets (mines à raie).

On a des devoirs à faire : trouver notre prochaine étape. On hésite entré deux heures et six heures d'autobus ; entre une moyenne et une petite ville.











samedi 26 janvier 2013

VOYAGE NOCTURNE

Au retour de la jungle, c'était la nuit ; alors, on a prolongé notre séjour a Banos d'une journée, question de faire notre lavage et de récupérer. Nous voulions également nous rapprocher du volcan Turunguahua. Alors, après dix km de montée, deux heures et demie, nous avons pu admirer le superbe nuage qui se forme autour de son sommet... On n'a donc absolument rien vu d'autre que le magnifique paysage à nos pieds......

Après avoir récupéré péniblement notre linge (ici, la ponctualité n'est même pas un concept), nous avons pris le bus de nuit pour Salinas puis, dix heures plus tard, un autre bus pour Montanita qui nous avait fortement recommandé. C'est également là que Shell, une amie que nous nous sommes faite à Utila, était rendue pour un nouveau poste de travail en plongée. Sur les deux bus, nous avons dormi.... Et mon ordinateur s'est envolé!!! C'est peut-être aussi dans notre chambre, on a un doute main pas plus de certitude que d'ordinateur.

Alors, les amis, les prochains blogues ne contiendront probablement pas d'images; du moins jusqu'à ce que je trouve comment faire avec le IPod ou que je le fasse occasionnellement dans des cafés Internet.

Montanita a été décevant; a notre arrivée, a six heures du matin, le party de la veille n'était pas encore fini... On a marché sur la plage, observé les surfeurs, fait une excursion à Puerto Lopez (oui, oui, comme Jenifer...) pour y trouver une petite ville sale et puante que nous avons quitté après environ une heure et demie.

Tôt ce matin, nous avons donc repris le bus pour retourner dans les montagnes andines. Nous sommes rendus à El Tambo, un pueblo comme on les aime et on va probablement passer une couple de jours dans le coin. Il y a une ancienne cité Inca à une demie heure d'ici ; on va aller voir ça demain matin.

Enfin, en plus du vol, nous avons trouvé le moyen d'oublier une gourde, un oreiller gonflable pis mon chapeau... Basta les randonnées nocturnes!!!

Je viens de faire un test et inséré une image... Merci à André et à Annie pour avoir servi de mannequins.

Je prendrai donc des images avec l'Ipod même si je trouve le résultat généralement ordinaire.

mercredi 23 janvier 2013

ÇA Y EST, ON A PERDU LE NORD...

Quito vu de notre bus... ordinaire
comme image
Plusieurs diront que ça fait longtemps, pour nous, ça fait trois jours. Pas un signe, pas un «0° de latitude» sur le bord de la route ; du moins, nous n'avons rien vu ni senti. Toujours est-il que nous sommes passés par Quito, une ville immense, environ 30 km de long, logée dans une vallée encaissée entre deux montagnes et parsemée de collines ou les maisons, blocs appartements et édifices commerciaux s'accrochent presque partout. C'est beau, coloré mais peu attirant pour les routards avec leur sac à dos... nous n«,avons donc fait que passer pour nous rendre à Banos de Agua Santa (le bain d'eau bénite!!!) pour y observer un volcan en activité depuis 1999 et spécialement depuis 2010, le Tungurahua, qui culmine à 5 023 mètres dominant la petite ville de 20 000 habitants. En arrivant, on a parcouru le sentier de la Vierge pour tenter d'observer l'animal. Il semble plutôt tranquille même si on voit sortir le la fumée de son cratère et de quelques fumerolles autour de son col (comme des cernes...). On a tenté d.aller le voir de noirceur mais le ciel était couvert. Peut-être qu'on va pouvoir se reprendre. En attendant, on a acheté une excursion de deux jours dans la jungle amazonienne. Bien oui, on est à deux heures de bus de la partie équatorienne de l'amazone.
Banos du de mirador de la Vierge
Au hasard d'un arrêt de bus
Vue partielle de Banos, c'est propre et beau
Le Turungahua
Le sommet du Turungahua

Le philosophe
 Bon, la jungle, ça a l'air de quoi ? D'abord, il faut préciser qu'on est en pleine forêt tropicale humide ; il y a beaucoup d'eau et de la boue partout où la terre est le moindrement remuée. Il faut dire qu'on a été chanceux. il a plu un peu la première journée et beaucoup à la deuxième. On était avec plusieurs jeunes Argentins que nous avons trouvés très gentils et intéressants. On a pu avoir un début de familiarisation avec l'accent argentin ; c'est un peu déroutant à première écoute mais on s'y fait assez rapidement à condition qu'ils diminuent une peu le rythme. Le guide a fait son travail comme s'il avait fait soleil pendant deux jours ; on s'est donc trempés et détrempés dans la jungle. On a visité une communauté Chiva (il me semble), on a tiré de la sarbacane (impressionnant comme c'est précis et puissant), visité un site où il y avait des singes, certains en captivité et des visiteurs, fait une descente de rivière en pirogue et, surtout, marché dans la jungle pour aller voir des cascades, découvrir des plantes médicinales, atteindre un mirador (belvédère), marché de nuit pour voir les insectes et végétaux phosphorescents et, enfin, joué à tarzan. On n'a pas perdu notre temps.On en a également couché dans une hutte avec un toit végétal, genre de grand palapa avec des murs, surprenant que ça ne prenne pas l'eau. On a donc dormi au sec.

Inutile de dire que nous avons une bonne journée de lavage et de séchage en vue pour demain...
Le singe «White Face»

Encore une cascade...
Une amazonienne
Dans la bouette...

Essai de la sarbacane






Peut-être que nous allons avoir la chance de nous approcher un peu plus du volcan. Nous avons prévu changer d'air dans la nuit de jeudi à vendredi ; nous allons descendre au bord de la mer, à Montanita où nous devrions rencontrer Shell, une gérante de centre de plongée que nous avons connue à Utila et qui s'est déniché un emploi là-bas où sa soeur travaille actuellement (elles sont anglaises...). On prévoit environ 10 heures de bus. Espérons qu'il sera possible de dormir.

Une hutte  comme la nôtre mais plus facile à photographier...
À suiiiire...


dimanche 20 janvier 2013

HUACA, EL ANGEL - MIRA, COTACACHI

Encore une église (Huaca)
Mamie locale
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas ; quelqu'un a déjà dit ça. Après Tulcun et son cimetière exceptionnel, nous avons repris la route vers un autre petit Pueblo dénommé Huaco. Les promesses étaient grandes mais la réalité a été tout-à-fait différente. Nous avons fait le pied de grue sur le bord de la rue dans l'espoir de voir arriver le bus qui devait nous amener vers la Réserve Écologique située à environ 12 km du village et, un peu désespérés, nous avons pris le bus pour Cuba, eh oui, Cuba. Il n'y a pas qu'un chien qui s'appelle Fido. Là, il devait y avoir un parc dénommé El Bosqué qui devait être intéressant. Nous avons bien trouvé El Bosqué mais pas l'intérêt. Faut dire que nous sommes sur un plateau et que pratiquement toute la forêt originale a été coupée au profit de l'agriculture. Ici, les vaches ont des freins à main et les pattes plus courtes d'un côté. C'est pas mal plus à-pic qu'à Ste-Apolline... À défaut de spectaculaire, nous avons fait le retour vers Huaco à pieds ; une randonnée de une heure et demi environ ; ça donne le temps de savourer le paysage.
Kid local
Ils sont en deuil

 À défaut de nature, il y a les gens. Partout, ils sont accueillants et attentionnés.






À la recherche d'un lieu où nous pourrions passer plus d'une nuitée, on nous a conseillé El Angel et Mira. On a donc, encore une fois, fait le pied de grue sur le bord de la route pendant plus d'une heure et demi pour enfin voir apparaître l'autobus vert annoncé. Encore plus d'une heure et demi de bus pour environ 1,75$... Arrivés à El Angel, les choses semblaient vouloir s'arranger. Il est 11h et nous avons le temps de parcourir un sentier qui descend sur le bord d'une rivière et où on peut observer des chutes et des cascades. Faut dire qu'ici, lorsqu'il est question de phénomènes de montagne, on est gâtés. Notre randonnée a été parfois un peu compliquée en raison du piètre entretien du sentier et d'une coulée d'avalanche qu'il a fallu franchir en faisant de l'escalade dans la glaise ; c'est comme les lutteuses dans le jello... pas facile. À la sortie de notre randonnée, un bus écrit Mira ; sans réfléchir, on le prend. Paysages superbes, autre randonnée vers un Mirador... autres images. On n'a pas trouvé d'hébergement intéressant pour le lendemain. Au retour à El Angel, nouvelle visite à l'information touristique pour savoir comment aller à la Réserve écologique située à une quinzaine de kilomètres ; pas de bus, que des taxis qu'il faut payer pour nous attendre (sans savoir combien de temps il faut pour parcourir les sentiers...) ça sera pour une autre fois !

Mère et fille

Cascade de El Angel

Autre kid local

Résultat de notre escalade

Chute El Angel
Mira vu du mirador

On a donc encore changé de village, surtout que notre chambre n'est pas très intéressante ; il fait noir et on s'est laissés avoir un peu. Cap sur Cotacachi qui promet aussi des merveilles. Deux heures de bus dans les Andes, ça se prend bien. On se fait déposer sur le bord de l'autoroute et il faut prendre un taxi pour se rendre au centre de la petite ville qui semble intéressante. L'hôtel est intéressant et il y a des choses à faire. On se rend donc à la réserve écologique du volcan Cotacachi et on entreprend de faire la randonnée qui fait le tour du cratère devenu un lac avec deux îles. Une randonnée de 4h15... on devait faire environ une  heure et revenir sur nos pas mais c'était trop beau ! Et, pour une fois, le sentier était en bon état. Une randonnée mémorable!!! Des fleurs à profusion, des paysages superbes, les fesses d'une américaine... qui faisait pipi dans le sentier, la cochonne! De tout pour rendre la randonnée agréable. On va donc rester ici encore une journée ; ça sera une journée de village et de monde probablement, mais on ne sait jamais...


Le lac du cratère du Cotacachi

Le sommet du volcan, à plus de 4000 m.

Orchidée spéciale

Le volcan Otovalon vu de notre
chambre

Autre fleur spéciale

Jolie hein!

mercredi 16 janvier 2013

ON NE BRASSERA PAS DE MILLIONS

Au cours des deux derniers jours, on a franchi environ 400 km pour nous rendre à Tulcan, Équateur. Hier, nous étions à Pasto, une ville de 400 000 habitants. La ville n'avait pas beaucoup d'intérêt, une autre étape utilitaire. Le trajet entre Cali et Pasto a toutefois été pour le moins spectaculaire. Quatre heures de montagnes russes dans les Andes. Il n'y a pas de photo pour rendre l'envergure de ces montagnes ; et nous ne sommes pas encore dans le meilleur. Voici quand-même quelques images prises à la volée de la fenêtre de notre bus.

Route Cali-Past
Route Cali-Pasto 2
Édifice colonial de Pasto

Route Cali-Pasto3


Une des multiples églises de Pasto










Après Pasto, 2 heures d'autobus pour passer en Équateur. C'était la première fois que Chantal passait une frontière à pieds ; assez spécial comme feeling il faut le dire. Les formalités de douane ont été particulièrement cordiales et faciles ; nos douaniers auraient certainement avantage à venir faire un stage de courtoisie ici!!! Après avoir trouvé notre hôtel et pris un bon déjeuner, nous avons entrepris de visiter la ville (85 000 habitants) à pieds avec pour premier objectif de trouver des cartes et de l'information touristique sur le pays. Il faut dire que nous avons voyagé à l'oreille depuis le Guatémala : pas de carte, pas de guide, seulement des informations provenant des résidents que nous avons questionnés. Même si nous ne sommes pas déçus de notre itinéraire, cette façon de procéder comporte son lot d'insécurité à chaque étape. Nous avons trouvé, après au moins quatre références inexactes, la cachette de l'information touristique. Nous avons été gâtés. Reste maintenant à s'entendre sue les choix de destinations parce qu'il semble y en avoir beaucoup. L'Équateur est le pays ayant la biodiversité la plus importante au monde... tiens toi le Costa-Rica!!!

En apparence, Tulcan est une ville très ordinaire située à environ 2 600 m d'altitude et à 5 km de la frontière de la Colombie. La température y est fraîche et changeante. On ne souffrira pas de la chaleur ici... Nous y avons toutefois trouvé quelque chose d'exceptionnel : le cimetière ! Bien oui, il y a des morts. Il y a aussi des cèdres magnifiquement sculptés. Il y en a des centaines et de grande taille. Nous y avons passé près de deux heures à contempler ces monuments vivants.
Eh oui, c'est un cèdre

Des figures locales...

Inspiration légendaire...

Joufflus !

Un regard sévère...
Hydro-Québec ne s'y retrouverait pas...


Demain, c'est Huaca, un petit village de montagne. Nous espérons qu'il sera à la hauteur de ce que les gens de la place nous en disent.

À plus...

Ah oui, le titre. On avait dit qu'on aurait 25 000 Sucres pour 1 $ ; bien, imaginez-vous donc qu'il ont adopté le dollar US comme monnaie ! On n'est plus en moyen de brasser des millions ; on devra dons se contenter de nos poignées de petit change ordinaire... zut !